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COVID-19 : le variant omicron n’est pas moins virulent pour les enfants

Québec, le 28 mars 2023 – Contrairement à ce qui a été observé chez les adultes, le variant omicron du virus de la COVID-19 n’est pas moins agressif que ses prédécesseurs pour les enfants, selon une étude canadienne publiée récemment dans la revue JAMA Network Open. Les symptômes causés par ce variant se sont déplacés vers les voies respiratoires inférieures, nécessitant davantage de radiographies pulmonaires et de traitements.

Les auteurs de l’étude, dont le docteur Simon Berthelot, de la Faculté de médecine de l’Université Laval et du Centre de recherche du CHU de Québec-Université Laval, ont étudié les cas de 1440 patients âgés de moins de 18 ans qui avaient été admis dans l’une des 14 urgences pédiatriques participantes entre août 2020 et février 2022. La plupart de ces patients étaient très jeunes, comme en témoigne l’âge médian qui se situait à 2 ans. Les chercheurs ont mis en relation le variant responsable de l’infection avec les principaux symptômes observés chez ces jeunes ainsi que les soins requis par leur état.

Les analyses ont révélé que l’état de santé des jeunes patients infectés par le variant omicron a nécessité un recours plus fréquent aux radiographies pulmonaires (21 % contre 11 % pour les variants alpha et delta), aux perfusions intraveineuses (15 % contre 6 % et 10 % respectivement pour les variants alpha et delta) et aux traitements par corticostéroïdes (18 % contre 12 % et 10 % pour alpha et delta). Les réadmissions aux urgences ont atteint 19 % pour les enfants infectés par le variant omicron contre 17 % et 10 % respectivement pour ceux infectés par les variants alpha et delta. Par contre, le pourcentage de cas ayant nécessité un transfert aux soins intensifs est demeuré stable, quel que soit le variant en cause.

« Même si le variant omicron a été présenté comme une version moins agressive du virus de la COVID-19, nos résultats illustrent que les enfants ne sont pas de petits adultes à qui on peut appliquer sans discernement ce que la recherche démontre pour des groupes de personnes plus âgées, commente Simon Berthelot. Il faut aussi rappeler que 82 % des participants de notre étude n’étaient pas vaccinés, ce qui pourrait peut-être expliquer une réponse différente à omicron chez les jeunes enfants et les adultes. »

Au Canada, le variant original, qui est apparu en janvier 2020, a cédé le pas au variant alpha à l’automne 2020, au variant delta en mai 2021 et au variant omicron en novembre 2021. Ce dernier a provoqué la plus importante vague de cas depuis le début de la pandémie.

Source :
Équipe des relations publiques et du protocole
Université Laval
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