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En 1966, l'Université Laval mandatait la Fondation pour recueillir et administrer les sommes que les donateurs dirigent vers les différents fonds. Assurés que leur soutien sera utilisé selon leurs souhaits, les philanthropes peuvent confier leurs dons le coeur tranquille.
À chaque étape importante de son développement, l'Université Laval a fait appel au soutien de ses partenaires et amis qui ont toujours répondu généreusement à son appel. De l'appui du Séminaire de Québec - estimé à plus de 7 millions de dollars en date de 1920 - à celui des particuliers, à chaque époque ses moyens...
Ces campagnes ont permis à l'Université de se doter des outils nécessaires à la poursuite de sa mission d'excellence. Grâce à la générosité de milliers de donateurs, elle a pu bâtir de nouvelles infrastructures, soutenir des étudiants en leur offrant des bourses, innover en mettant sur pied des programmes qui la distinguent et la font rayonner de par le monde.
Pendant la campagne De toutes les révolutions, déjà en cours, on ambitionne d'amasser 150 M$.
Campagne 1920 - L'Aide à Laval
«Donner à Laval, c’est maintenir l’idée, consolider le passé, préparer l’avenir.» Extrait de L’Université Laval, sa vie, son œuvre, ses aspirations (1920)
Après la Première Guerre mondiale, l’Université Laval constate qu’elle doit développer de nouvelles disciplines et s'en donner les moyens. Le soutien constant du Séminaire de Québec ne suffit plus.
On organise alors la première campagne de souscription sous les auspices de membres éminents du clergé, dont le Cardinal Bégin et Mgr Pelletier, alors recteur de l'Université.
Près de 2 millions de dollars sont recueillis et permettent d’ajouter aux quatre facultés du début - arts, droit, médecine et théologie - des écoles destinées à la formation des pionniers de la biologie, de la chimie, de l’arpentage et du génie forestier, de l’agriculture et des sciences sociales.
Campagne de financement 1948 - L'Aide à Laval
«Pressée de tous les côtés à la fois, l’Université Laval ne peut résister à la poussée du progrès. Elle ne peut pas se figer dans une attitude passive dont le plus clair résultat serait de priver la société d’une partie de l’élite dont elle a si grand besoin.» Extrait de L’Université Laval, au service de la nation (1948)
Au cœur du Quartier latin, l’Université étouffe… L’augmentation rapide de la population étudiante et la diversification des programmes offerts entraînent l’obligation d’édifier une cité universitaire regroupant les écoles et les facultés dans des locaux adéquats.
Une vaste campagne s’organise à la grandeur de la province. Sous le patronage des Mgr Maurice Roy, Maurice Duplessis, Louis Saint-Laurent et autres personnages influents de l’époque, les comités sont formés de gens du clergé et de laïcs.
Avec un budget d’environ 80 000 $, la campagne connaît un succès exceptionnel pour l’époque : 10 000 000 $ serviront à jeter les bases de la nouvelle cité universitaire.
«L’Université Laval compte sur vous comme elle veut que vous comptiez sur elle. Avec vous et par vous, elle veut s’intégrer plus parfaitement encore à la société, dont nous sommes tous, pour en épouser toutes les aspirations et tous les besoins.» Extrait d’une conférence prononcée en 1968 par M. Robert de Coster, président du régime des rentes du Québec et promoteur de la campagne de 1966.
Le 20 septembre 1966, l’Université Laval annonce le lancement de la plus grande campagne de souscription jamais entreprise par une université canadienne, sous la présidence d’honneur du premier ministre Daniel Johnson. L'objectif est de 35 000 000 $.
Signe des temps, l’Université Laval reconnaît l’héritage formidable du Séminaire de Québec, mais prend ses distances avec le clergé afin d’établir clairement son caractère laïc. La sollicitation s'étendra au Canada et aux États-Unis et s’effectuera en plusieurs étapes. Un jalon important de 15 000 000 $ souscrits permettra la construction du PEPS, premier complexe sportif d’envergure de la région de Québec.
Partenaires pour le progrès - 1986
«Au sortir d’une période extrêmement difficile de contraintes budgétaires, nous devons fournir à l’Université Laval les moyens de prendre un élan décisif dans sa recherche de l’excellence.» Extrait de la brochure de campagne Partenaires pour le progrès (1986)
Avec un objectif de 25 000 000 $, l’Université Laval se donne cinq priorités : le développement des collections de la Bibliothèque, le développement des domaines de pointe de l’enseignement, de la recherche et des services à la société, le renforcement de la qualité de l’enseignement et de la recherche, l’acquisition d’équipement scientifique et informatique, ainsi que la construction de pavillons. Avec 43 000 000 $ recueillis, l’objectif sera dépassé d’environ 60 % . La communauté universitaire s’était alors particulièrement démarquée avec un effort collectif de plus de 4 000 000 $.
«Aujourd’hui, Laval veut continuer d’être ce partenaire actif de l’évolution sociale et aider la société à relever trois des grands défis auxquels elle est confrontée : la formation et l’emploi, le progrès scientifique et technique, l'internationalisation des échanges.» Extrait de la brochure de La Campagne Défi (1995)
À l’automne 1994, Richard Drouin accepte la présidence de La Campagne Défi et forme son cabinet de campagne. Un consensus se fait autour de cinq priorités : les chaires et les fonds d’enseignement et de recherche, les bourses d’excellence, la Bibliothèque, l’équipement et le réaménagement du parc immobilier.
L’objectif est fixé à 60 000 000 $ et, une fois de plus, la communauté universitaire met l’épaule à la roue en souscrivant 4 400 000 $, un succès sans précédent à l’Université Laval. L’effet de levier opère et l’objectif de la campagne est dépassé avec un total de 63 700 000 $. Des milliers de bénévoles et une forte augmentation du soutien des diplômés à leur alma mater ont certes fait une différence.
De toutes les révolutions - 2002
«L'Université Laval vient aujourd'hui nous demander notre appui dans sa campagne de collecte de fonds. Pour ma part, elle m'a donné tellement que je lui offre mon soutien avec enthousiasme. Je crois qu'elle mérite aussi le vôtre.» Le très honorable Brian Mulroney, président d’honneur de la campagne De toutes les révolutions.
Révolutions intellectuelles, révolutions économiques, révolutions artistiques, révolutions médicales… depuis un siècle et demi, l’Université Laval tient un rôle de premier plan au cœur des transformations de notre société. Cent cinquante ans d’histoire, c’est l’occasion de réfléchir sur les réussites remarquables des professeurs, chercheuses et diplômés. Ils et elles ont façonné le passé, le présent et le futur de l’aventure humaine de ce pays, d’est en ouest, du nord au sud. Pour l’Université Laval, c’est également l’occasion de se tourner vers demain et de réitérer sa volonté d’être, encore et toujours, «à nul autre comparable».